Films, sites, livres… Chaque travail achevé est passé par la case projet. Mais pour chaque projet ayant abouti, il y en a quand même un sacré paquet qui ne voient jamais le jour. Quand bien même on s’y soit  consacré corps et âme. Quand bien même on y ait trimé dur. Des nuits entières! Jusqu’au jour où le verdict tombe, implacable: « Bon écoute, ‘faut que je te parle: je crois qu’on ne va pas le faire. »

Parce qu’il était injuste et dommage que cette masse de travail passe complètement à la trappe, voici un rapide aperçu, non exhaustif, des projets que j’ai préférés et dans lesquels je me suis le plus investi. Enjoy.

 

-« Entre les Lignes« . Une série de petits films d’animation en pâte à modeler mettant en scène une vingtaine de carnets intimes, de lettres ou de textes autobiographiques écrits par ceux qui, Français ou Allemands, ont vécu de près ou de loin la tragédie de 14-18. L’idée était de la pâtamodeleuse Linda Cerqueda, qui devait s’occuper également de sa réalisation. Moi, je me consacrais à la recherche historique, l’écriture, la direction artistique et à la réalisation des storyboard. Le tout devait être produit par feu Subreal Production.

Extrait du storyboard de l’épisode tiré des mémoires de Louis Barthas.

 

-« Guillaume de Habsbourg, itinéraire tragique d’un enfant gâté » devait être un film documentaire sur un des gars les plus hauts en couleurs dont j’ai pu entendre parler, une sorte de Don Quichotte de la première moitié du XXème siècle, un dandy brillant dont l’histoire peu connue offre plus d’une clef à la compréhension de l’actuel conflit en Ukraine.

-« Liquidation totale » et « Twittball ». Deux films qui devaient changer nos vies, à Guillaume Podrovnik et à moi. Le premier se voulait être la suite BDSM apocalyptique de la bande dessinée que nous avions réalisée quelques années plus tôt avec Boris Fleuranceau « Tout doit disparaître » . Sauf qu’au lieu d’être un nouvel album, nous avions décidé de faire… un long métrage en animation. Devant l’air perplexe des professionnels de la profession auxquels nous avions exposé notre projet, nous nous sommes résolus à réduire nos ambitions et faire tout d’abord un spin-off en court-métrage se déroulant en 2042, au déclenchement du Printemps arabe 2.0: « Twittball ».

-« La main invisible » fut le machin le plus WTF auquel j’ai (modestement) participé. Projet totalement métamorphe, il devait d’abord être une bande dessinée interactive, puis un film documentaire, puis un film de fiction, puis une série pour finalement prendre sa forme définitive de dossier mis à la poubelle. Le sujet? Un truc aussi brillant qu’improbable, la spécialité de mon ami Guillaume Podrovnik: un taré qui désire révéler au monde le vaste complot d’économistes  qui le dirige depuis l’ère d’Adam Smith, avec l’aide d’une journaliste ambitieuse en mal de buzz.

7eme-jour

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