Au printemps 2015, Karim Miské me propose d’adapter en bande dessinée son essai autobiographique « N’appartenir » qui vient tout juste de sortir chez Viviane Hamy. Me reconnaissant dans plus d’un passage de ce texte fort, je relève immédiatement le défi, défi qui me fait ainsi dériver pendant plus d’un an entre Paris, New-York et Nouakchott, entre les cours de récréation du lycée Henry IV et les intérieurs sécurisés des dignitaires de l’Albanie d’Enver Hoxha, entre Schiller et les Sex Pistols, entre désillusion et résurrection. C’est bête mais l’actualité dramatique de ces derniers mois a plutôt eu tendance à m’aider dans mon travail, tant l’évidence de sa nécessité m’a été révélée par l’exacerbation des tensions.

« S’appartenir » est sorti en librairie le 20 octobre 2016.

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Autre chose, rien à voir… enfin si. Passons d’un dictateur à un autre. Oublié Hoxha, c’est au tour de Mussolini.

Je savais que la vie du Duce s’était brutalement arrêtée en avril 1945, sur les bords du Lac de Côme et que son cadavre, ainsi que ceux de sa maîtresse Clara Petacci et de quelques hauts dignitaire du Régime, avait fini accroché la tête en bas sur une placette milanaise sous les coups et les huées de la foule. Ce que j’ignorais totalement par contre, c’était les incohérences de la thèse officielle, celle de l’exécution sommaire du dictateur par un petit groupe de Partisans, les mystères, les questions sans réponses et surtout les enjeux qui planèrent autour sa mort. Bref, autant de choses passionnantes que j’ai découvertes en illustrant le film documentaire d’ Emmanuelle Nobécourt « Les trois morts de Mussolini » (Flach Film Productions). Et il ne s’agit pas de théories complotistes fumeuses. Pas de MOSSAD, pas d’Alain Soral, pas de chemtrails. C’est du sérieux, c’est vraiment chouette et c’est en sélection au prochain Festival du film d’Histoire de Pessac.

« Les trois morts de Mussolini » devrait être diffusé sur France 5 vers mars 2017.